Bonjour,
C'est avec grande tristesse que j'ai appris hier après-midi, le décès de Fernand Vincent
Cet amoureux de la culture chti et de la radio lilloise s'est éteint samedi 10 juillet 2010.
Je garde de monsieur Vincent, le souvenir d'un homme gentil et aimable qui avait accepté, à ma demande de retourner sur les lieux où lui et son père, René Vincent ont été torturés par la Gestapo en 1943 à La Madeleine. René Vincent ne devait pas revenir de déportation.
J'ai demandé à Monsieur Vincent s'il acceptait de me donner son témoignage et il l'a fait avec beaucoup de gentillesse. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois en 2008, autour d'un apéritif avec son épouse Jeannine née Limousin. Puis il a accepté de retourner rue François de Badts, alors qu'il n'était jamais retourné dans cette rue, les souvenirs du passé étant trop pénible.
J'ai relaté dans mon livre à paraître, sur la Gestapo de La Madeleine, son histoire ainsi que celle de son épouse, suite à l'arrestation de Monsieur Maurice Limousin.
Les funérailles auront lieu demain, jeudi 15 juillet à 10h à l'église Saint-Maurice-des-Champs de Lille. Mes pensées vont à son épouse Jeannine et à leur fils Gérard.
Grégory Célerse
mardi 13 juillet 2010
vendredi 22 janvier 2010
2010, changement de cap
Bonjour,
2010 est une année charnière dans bien des domaines pour certains d'entre nous. C'est le cas de Benjamin Mignot qui va nous quitter pour s'installer pour raisons professionnelles à Toronto (Canada).
Nous lui souhaitons bon vent, sachant que nous resterons en contact via le net et bien sûr il aura l'occasion de revenir nous voir.
Mais c'est aussi une année charnière car après 4 ans de travail de recherches, de fouilles dans les archives, de prises de témoignage, ce travail va se concrétiser dans un livre qui paraîtra aux Editions "Les lumières de Lille". Frédéric Lépinay et moi-même avons la même passion pour l'histoire de la résistance et si, j'ai orienté l'axe de mes recherches sur la Gestapo, il a trouvé mon projet intéressant.
Ce livre paraîtra le 15 avril et sera le premier travail de fond sur la police de sûreté allemande dans notre région.
Mais j'aurai l'occasion d'en reparler d'ici là.
Il sera temps ensuite de partager les sources, répondre aux questions des internautes et d'apporter des réponses. Peut-être même sera-t-il possible d'avoir des témoignages directs, car même si les témoins de ses heures tragiques disparaissent peu à peu, il en reste suffisament et nous qui sommes issus d'une génération qui n'a connu cette époque qu'à travers les récits de nos aînés, ne sont pas moins avides de ne pas oublier et de perpétuer ce devoir de mémoire.
Grégory Célerse
2010 est une année charnière dans bien des domaines pour certains d'entre nous. C'est le cas de Benjamin Mignot qui va nous quitter pour s'installer pour raisons professionnelles à Toronto (Canada).
Nous lui souhaitons bon vent, sachant que nous resterons en contact via le net et bien sûr il aura l'occasion de revenir nous voir.
Mais c'est aussi une année charnière car après 4 ans de travail de recherches, de fouilles dans les archives, de prises de témoignage, ce travail va se concrétiser dans un livre qui paraîtra aux Editions "Les lumières de Lille". Frédéric Lépinay et moi-même avons la même passion pour l'histoire de la résistance et si, j'ai orienté l'axe de mes recherches sur la Gestapo, il a trouvé mon projet intéressant.
Ce livre paraîtra le 15 avril et sera le premier travail de fond sur la police de sûreté allemande dans notre région.
Mais j'aurai l'occasion d'en reparler d'ici là.
Il sera temps ensuite de partager les sources, répondre aux questions des internautes et d'apporter des réponses. Peut-être même sera-t-il possible d'avoir des témoignages directs, car même si les témoins de ses heures tragiques disparaissent peu à peu, il en reste suffisament et nous qui sommes issus d'une génération qui n'a connu cette époque qu'à travers les récits de nos aînés, ne sont pas moins avides de ne pas oublier et de perpétuer ce devoir de mémoire.
Grégory Célerse
jeudi 14 janvier 2010
Meilleurs voeux à toutes et à tous
Bonjour à toutes et à tous,
Les fêtes de fin d'année étant passées, notre équipe vous souhaite une excellente année 2010. Puisse-t-elle être une année qui permette la concrétisation de vos projets.
Dans ce cadre, après de nombreuses années de recherches, je prépare un livre sur la Gestapo de La Madeleine qui va sortir dans trois mois (Sortie prévue le 15 avril).
Ce travail n'a jamais été fait et j'ai compulsé des milliers de documents d'archives d'époques et ai également des témoignages de personnes ayant été arrêtées ou qui furent en contact d'inspecteurs ou agents de la Gestapo.
Je vous tiendrai au courant des avancées du livre au fur et à mesure.
Bonne journée,
Grégory Célerse
Les fêtes de fin d'année étant passées, notre équipe vous souhaite une excellente année 2010. Puisse-t-elle être une année qui permette la concrétisation de vos projets.
Dans ce cadre, après de nombreuses années de recherches, je prépare un livre sur la Gestapo de La Madeleine qui va sortir dans trois mois (Sortie prévue le 15 avril).
Ce travail n'a jamais été fait et j'ai compulsé des milliers de documents d'archives d'époques et ai également des témoignages de personnes ayant été arrêtées ou qui furent en contact d'inspecteurs ou agents de la Gestapo.
Je vous tiendrai au courant des avancées du livre au fur et à mesure.
Bonne journée,
Grégory Célerse
lundi 7 décembre 2009
Visite du Musée du 5 juin 1944
En ce dimanche pluvieux de Saint Nicolas, je me suis rendu au Musée du 5 juin 1944 à Tourcoing.
En 1940, l'armée allemande s'installe dans le Nord de la France et plus particulièrement à Tourcoing, ville industrielle de la banlieue nord de Lille.
En 1942, d'importants travaux sont réalisés afin de construire 13 matchs dont le principal bâtiment qui abrite aujourd'hui le Musée Verlaine ou Musée du 5 juin 1944.
Mais pourquoi, un musée du 5 juin ? Tout simplement parce que c'est dans ce bunker que les services d'écoutes et de renseignements allemands, ont interceptés et décodés les fameux vers du poème de Paul Verlaine qui devait annoncés le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
Autant dire que les Allemands ne savaient pas exactement où les alliés allaient débarquer. Mais c'est dans notre région, qui attendait cette délivrance depuis 4 ans, que le message fut décrypté, un évènement très peu connu malgré son importance historique.
Le Musée comporte de nombreuses très belles pièces aménagées de façon à reconstituer en partie la vie dans ce bunker qui avait pourtant été promis à la destruction mais que des passionnés, Bruno Carlier en tête, ont réussis à sauver.
Dominique Houwenaghel, président de l'association organise de nombreuses expositions et manifestations avec une équipe de bénévoles passionnés et passionnant.
Le musée accueille les visiteurs les 1er et 3èmes dimanches de chaque mois, de 9h à 12h et de 14h à 18h. Ainsi que le jeudi après-midi (sur réservation).
Grégory Célerse
En 1940, l'armée allemande s'installe dans le Nord de la France et plus particulièrement à Tourcoing, ville industrielle de la banlieue nord de Lille.
En 1942, d'importants travaux sont réalisés afin de construire 13 matchs dont le principal bâtiment qui abrite aujourd'hui le Musée Verlaine ou Musée du 5 juin 1944.
Mais pourquoi, un musée du 5 juin ? Tout simplement parce que c'est dans ce bunker que les services d'écoutes et de renseignements allemands, ont interceptés et décodés les fameux vers du poème de Paul Verlaine qui devait annoncés le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
Autant dire que les Allemands ne savaient pas exactement où les alliés allaient débarquer. Mais c'est dans notre région, qui attendait cette délivrance depuis 4 ans, que le message fut décrypté, un évènement très peu connu malgré son importance historique.
Le Musée comporte de nombreuses très belles pièces aménagées de façon à reconstituer en partie la vie dans ce bunker qui avait pourtant été promis à la destruction mais que des passionnés, Bruno Carlier en tête, ont réussis à sauver.
Dominique Houwenaghel, président de l'association organise de nombreuses expositions et manifestations avec une équipe de bénévoles passionnés et passionnant.
Le musée accueille les visiteurs les 1er et 3èmes dimanches de chaque mois, de 9h à 12h et de 14h à 18h. Ainsi que le jeudi après-midi (sur réservation).
Grégory Célerse
jeudi 22 octobre 2009
Pourquoi la lettre de Guy Moquet ?
Depuis l'année dernière, le Président de la République Nicolas Sarkozy a souhaité que les enseignants lisent ou fassent lire la lettre de Guy Moquet dans leurs classes afin que la jeunesse française prennent conscience du poids de notre histoire et du sacrifice consenti par des centaines de patriotes.
Mais pourquoi vouloir faire lire une lettre qui n'émane pas d'un résistant à part entière et dans un second temps qui a été réécrite par le parti communiste au sortir de la guerre ?
La première problématique est que dans le contexte de l'occupation de 1940, le Parti Communiste Français, dont Guy Moquet est issu, n'a de cure de l'occupation allemande et il cherche simplement à garder sa base aux ordres de Moscou qui a passé un pacte (Staline, Molotov avec Hitler) en 1939. C'est ce que l'on appelle le Pacte Germano-Soviétique. Jusqu'à sa rupture en juin 1941 et à l'invasion de l'URSS, les élites du parti, dont le chef de file, Maurice Thorez, n'a pas de mots assez forts pour critiquer le Général de Gaulle et Londres.
Guy Moquet est sympathisant communiste et il distribue des tracts pronant la lutte des classes et non critiquant l'invasion allemande. Il critique les patrons bourgeois et la spoliation des classes ouvrières. Rien de bien résistant là dedans.
Toujours est il qu'il est arrêté à Paris à la sortie du métropolitain et écroué dans un camp de concentration, loin de ce que l'on imagine en Pologne ou en Allemagne. Ce sont des camps de rassemblement. Moquet est fusillé à la suite d'un attentat commis sur un officier, Karl Hotz à Nantes. La répression allemande fait de Moquet un martyr, certes, mais pas un résistant.
La deuxième problématique est que la lettre aurait été réécrite par le Parti Communiste après la guerre. Question de propagande dans un contexte de guerre froide, il faut redorer le blason du PCF.
Alors pourquoi faire lire ou lire un texte réécrit et surtout n'émanant pas d'un résistant alors que des miliers d'entre eux ont aussi écrits des courriers à leurs familles avant de tomber sous les balles allemandes. Il n'est pas question de nier le sacrifice et la mort de Guy Moquet.
Mais pourquoi vouloir faire lire une lettre qui n'émane pas d'un résistant à part entière et dans un second temps qui a été réécrite par le parti communiste au sortir de la guerre ?
La première problématique est que dans le contexte de l'occupation de 1940, le Parti Communiste Français, dont Guy Moquet est issu, n'a de cure de l'occupation allemande et il cherche simplement à garder sa base aux ordres de Moscou qui a passé un pacte (Staline, Molotov avec Hitler) en 1939. C'est ce que l'on appelle le Pacte Germano-Soviétique. Jusqu'à sa rupture en juin 1941 et à l'invasion de l'URSS, les élites du parti, dont le chef de file, Maurice Thorez, n'a pas de mots assez forts pour critiquer le Général de Gaulle et Londres.
Guy Moquet est sympathisant communiste et il distribue des tracts pronant la lutte des classes et non critiquant l'invasion allemande. Il critique les patrons bourgeois et la spoliation des classes ouvrières. Rien de bien résistant là dedans.
Toujours est il qu'il est arrêté à Paris à la sortie du métropolitain et écroué dans un camp de concentration, loin de ce que l'on imagine en Pologne ou en Allemagne. Ce sont des camps de rassemblement. Moquet est fusillé à la suite d'un attentat commis sur un officier, Karl Hotz à Nantes. La répression allemande fait de Moquet un martyr, certes, mais pas un résistant.
La deuxième problématique est que la lettre aurait été réécrite par le Parti Communiste après la guerre. Question de propagande dans un contexte de guerre froide, il faut redorer le blason du PCF.
Alors pourquoi faire lire ou lire un texte réécrit et surtout n'émanant pas d'un résistant alors que des miliers d'entre eux ont aussi écrits des courriers à leurs familles avant de tomber sous les balles allemandes. Il n'est pas question de nier le sacrifice et la mort de Guy Moquet.
mercredi 21 octobre 2009
Travail aux Archives Départementales du Nord II
Le mardi 20 octobre, nouvelle journée passée aux Archives Départementales du Nord.
Cette fois, il s'agissait de consulter des dossiers de procèdures judiciaires à l'encontre de collaborateurs. J'ai trouvé de nombreuses pièces notamment, un document de détention, extrêmement difficile à trouver, un Einlieferungsschein (récipissé d'arrestation).
Il s'agit d'un document relatif à un résistant d'Outreau près de Boulogne arrêté par la Feldgendarmerie de Boulogne-sur-mer sur ordre de la Gestapo de La Madeleine.
Ceci sans compter les autres documents relatifs à des arrestations diverses effectuées par la Sipo-SD.
Cette fois, il s'agissait de consulter des dossiers de procèdures judiciaires à l'encontre de collaborateurs. J'ai trouvé de nombreuses pièces notamment, un document de détention, extrêmement difficile à trouver, un Einlieferungsschein (récipissé d'arrestation).
Il s'agit d'un document relatif à un résistant d'Outreau près de Boulogne arrêté par la Feldgendarmerie de Boulogne-sur-mer sur ordre de la Gestapo de La Madeleine.
Ceci sans compter les autres documents relatifs à des arrestations diverses effectuées par la Sipo-SD.
jeudi 15 octobre 2009
Visite au Service des Victimes de Bruxelles
Je me suis rendu, le jeudi 15 octobre au Service des Victimes, dépendant du Ministère de la Santé belge, pour consulter des informations relatives à des personnes de nationalités belges, arrêtées par la Sipo-SD de La Madeleine.
J'ai également trouvé des documents concernant l'affaire Marcel Guislain sur laquelle je travaille depuis quelques mois. Je suis en contact avec son fils, qui doit me faire parvenir, les pages du procès de Bochum (où son père a été jugé en 1943).
Enfin, j'ai consulté les registres de la prison de Saint-Gilles (Bruxelles) où la plupart des détenus politiques du Nord-Pas-de-Calais transitaient.
J'ai également trouvé des documents concernant l'affaire Marcel Guislain sur laquelle je travaille depuis quelques mois. Je suis en contact avec son fils, qui doit me faire parvenir, les pages du procès de Bochum (où son père a été jugé en 1943).
Enfin, j'ai consulté les registres de la prison de Saint-Gilles (Bruxelles) où la plupart des détenus politiques du Nord-Pas-de-Calais transitaient.
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